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Le Népal et ses bombes à retardement

Les glaciers de l’Himalaya fondent à vue d’œil. Les digues naturelles des lacs d’altitude frôlent la rupture. Et les habitants des vallées vivent sous la menace de torrents en puissance.

 

Situé à 4 410 m d’altitude, en aval de l’Imja, Dingboche est aux premières loges : le village s’étend sous le lac glaciaire le plus dangereux de la chaîne de l’Himalaya, au Népal. C’est là que vit Dorje Sherpa. Quand on scrute son visage parcheminé, on y lit l’érosion des montagnes, les sillons creusés par la mousson, les hivers glacés. Et un halo, celui des nuages dans lesquels il a passé quatre-vingt-quatre années. Aux questions, le doyen du village répond par d’autres interrogations : « Le risque d’explosion de l’Imja ? Si Dieu lui-même ne sait pas, comment pourrais-je, moi, le deviner ? »

Car ici, tout peut basculer. Le lac Imja est une bombe à retardement. Dans ce réservoir rempli à ras bord, la chute d’un morceau de glacier provoquerait une vague d’une telle force qu’elle pourrait briser la moraine. Ce rempart fait de débris de la montagne est en effet assez friable. Des millions de mètres cubes d’eau charriant des pierres, des troncs d’arbres, des débris et de la boue risqueraient alors de dévaster la vallée. Des familles, des maisons, des troupeaux de yacks, des cultures, des ponts et des pistes de trek seraient emportés par des torrents d’eau glacée.
« Aucun respect des dieux ! »
L’Imja domine le Khumbu, la vallée la plus peuplée de ce pays enclavé entre la Chine et l’Inde. Quelque 5 000 sherpas y vivent. C’est la plus touristique aussi, grâce à ses pistes de trek qui mènent à l’Everest. Plus de 25 000 étrangers les empruntent chaque année. Le village, parsemé de petites fermes et de lodges – ces abris en pierres sèches – et encerclé de champs d’orge et de pommes de terre, rassemble plus d’une centaine d’habitants. On y accède après quatre jours de marche depuis une minuscule piste d’atterrissage aménagée à flan de montagne, à 2 840 m d’altitude. Quatre jours à croiser des cerfs et des stupas, ces belles constructions bouddhiques en terre de forme arrondie.

A l’entrée du village se dresse un dortoir abritant, pour la saison, huit forçats de la montagne, des casseurs et des porteurs de pierres au salaire aussi maigre que leurs jambes. Angat Bahadur Rai, le propriétaire, se tient face à un poster, unique décor de la pièce. « J’ai accroché cette affiche parce que je trouvais que cela faisait joli. Regardez : la montagne avec la neige. Et dans le coin, le soleil, avec ses rayons qui tombent vers la terre. Et puis, en bas, la rivière et les arbres. » Angat Bahadur Rai lit le titre du poster : « Changement climatique ». Deux mots qui ne trouvent un écho ni chez lui ni ailleurs dans la vallée du Khumbu.

« Si la neige et la glace fondent, c’est parce qu’il y a trop de touristes qui viennent ici pour grimper le plus haut possible dans un esprit de compétition, sans aucun respect pour les dieux de la montagne. Alors, ces derniers se mettent en colère et provoquent des inondations », avance ainsi une infirmière croisée sur les chemins de la vallée, ignorante elle aussi de l’état fiévreux du globe. Mais comment établir un lien entre le réchauffement climatique et le risque de débordement des lacs glaciaires quand on habite une région aussi reculée ?
Une odeur horrible
Les sherpas, pourtant, observent tous depuis plus d’une vingtaine d’années de profonds changements dans leurs montagnes. Trois lacs glaciaires ont explosé dans un passé récent. La catastrophe la plus grave a eu lieu le 4 août 1985. Après un mois de juillet exceptionnellement doux, un énorme bloc s’est détaché du glacier Dig Tsho et a plongé dans le lac déjà gorgé d’eau à cause de l’abondante fonte des glaces. Sous la pression, la moraine a cédé. Entre 6 et 10 millions de mètres cube d’eau ont déferlé dans la vallée. Cinq personnes ont alors trouvé la mort : un miracle compte tenu de l’ampleur du phénomène. Dans le monastère de Thame, Urgun Tsultrem, une nonne drapée de tissus ocre et pourpres, garde cette image en mémoire : « J’ai vu l’eau couler sous le ciel. »

A Ghat, un autre village de la vallée, Penpighen Rai, jeune propriétaire d’une gargote, se souvient elle aussi : « J’avais 8 ans au moment de l’explosion du Dig Tsho. J’étais en train de dormir. On a senti la maison secouée par des tremblements. Nous sommes sortis avec ma petite sœur et mes parents. Sous la lune, on a vu la rivière énorme. L’odeur était horrible, un mélange de bouses de yacks et de pierres brûlées. Et le bruit : " Dudududu ", comme des pales d’hélicoptère. On s’est réfugié dans la forêt. On pleurait. »

Afin de sécher leurs larmes, les habitants de la vallée ont inventé une légende. Celle d’un chien qui aurait pénétré dans la maison d’un gardien de yacks afin d’y voler du fromage. Furieux, le berger l’aurait tué puis jeté dans le lac, provoquant la colère du dieu du Dig Tsho pour avoir sali l’eau. Dans l’esprit des sherpas, originaires du Tibet qu’ils ont quitté il y a cinq siècles avec leurs croyances bouddhistes, chaque lac, chaque pic, chaque glacier, chaque pierre est protégé par une divinité.

Et même si certains ont entendu parler du réchauffement de la planète, les dieux ne sont jamais loin : « Je ne sais pas qui est responsable du changement climatique, s’interroge Tenzing Tashi Sherpa, travailleur social dans le village de Khunde. Les gens comme vous, habitants des pays riches ?! En tout cas, pas nous : nous sommes très propres avec la nature. Si vous faites beaucoup de pollution avec vos usines, le climat va se réchauffer et les dieux ne seront pas contents. »
200 lacs au bord de la rupture
Il faut quitter ces montagnes et rejoindre Katmandou pour rencontrer des Népalais qui travaillent sur le lien entre l’enfièvrement de la planète et ces montagnes « autrefois blanches qui deviennent noires, mortes ». Sandeep Chamling Rai est responsable du programme Changement climatique du WWF. Il est l’un des auteurs d’un rapport réalisé avec le Programme des Nations unies pour l’environnement : « La fonte accélérée des glaciers est le principal indicateur du réchauffement climatique. Les glaciers de cette chaîne font partie de ceux qui se réduisent le plus vite. On estime à 200 dans le monde, dont 20 au Népal, le nombre de lacs glaciaires qui risquent de se gorger d’eau et d’exploser, menaçant les habitants des vallées. »

Les chercheurs du Centre international de mise en valeur intégrée des montagnes (Icimod) parviennent à la même conclusion : « Le danger guette, mais il est difficile de dire quand les lacs se rompront et de quelle ampleur seront les inondations. Seule certitude, si le lac Imja explosait à son tour, les conséquences seraient encore plus terribles que celles constatées lors du débordement du Dig Tsho, prévoit ainsi Pradeep Mool, expert en télédétection des glaciers. Ce lac est six fois plus gros que le Dig Tsho, et couvre une surface de près d’un kilomètre carré pour un volume de 35,8 millions de mètres cube. Quant au glacier Island Peak qui alimente le lac, son recul atteint 74 mètres par an. »

Pour transmettre ces informations aux sherpas, le WWF a chargé un de ses membres d’organiser des ateliers de sensibilisation. Depuis le printemps 2007, Dil Bahadur Margar sillonne à pied la vallée du Khumbu et ses écoles : « Ces rencontres sont un premier pas contre le réchauffement climatique. Il est essentiel que les gens sachent contre quoi ils doivent lutter. » Dans l’école de Phakding, un village en bas de la vallée, une jeune fille de 14 ans en uniforme – jupe bleue plissée, pull rouge, chemisier blanc – et médaillon du dalaï-lama autour du cou, pénètre dans sa salle de classe où Dil Bahadur Margar attend. Au mur, est punaisé le poster édité par le WWF sur le changement climatique avec ses montagnes encore enneigées… Pour combien de temps ?


LES FLEUVES D’ASIE BIENTOT A SEC ?
A court terme, la fonte accélérée des glaciers de l’Himalaya va augmenter le débit des fleuves provoquant parfois de graves inondations. Mais à long terme, c’est l’effet inverse qui se produira. Selon un rapport du Centre international de mise en valeur intégrée des montagnes (Icimod), le « château d’eau du monde » risque de se tarir. Plus du tiers des 15 000 glaciers de l’Himalaya seraient menacés de disparition d’ici à 2050. Or, les glaces et les neiges de l’Himalaya alimentent neuf des plus grands fleuves d’Asie, dont l’Indus, le Mékong ou le Yang-Tsé, et fournissent de l’eau à environ 1,3 milliard de personnes. A titre d’exemple, la fonte de la neige et de la glace de l’Himalaya contribue, à 70 %, à l’alimentation du Gange en saison sèche. En 2007, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) a placé au premier rang des conséquences du réchauffement climatique, les difficultés d’approvisionnement en eau liées à la fonte accélérée de la plus importante réserve d’eau douce mondiale.


Sources de cet article

- Le rapport du WWF et du Pnue : An Overview of Glaciers, Glacier Retreat and Subsequent Impacts in Nepal, India and China (2005).

- Les rapports de l’Icimod sur le changement climatique et les glaciers de l’Himalaya

- Le collectif Argos

 

Science 2009:

The group of environmental advocates and children that Pax Arctica is leading:
- will interact with European and Nepalese scientists
- with the goal of exploring the region and contributing field data
- to help with the assessment of the conditions of glaciers and lake in the Himalayas region

Patrick Wagnon and Yves Arnaud: Glaciologists, energy balance on glaciers
Pierre Chevallier: Hydrologist
IRD- LTHE (L'Institut de recherche pour le développement (IRD) - Laboratoire d'étude des Transferts en Hydrologie et Environnement) - Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l'Environnement (LGGE-Grenoble)

A scientific program conducted in collaboration with the DHM in Kathmandu (Department of Hydrology and Meteorology) lead by

Dr. Om Baratchraya and Dr. Rijan Bhakta Kayastha
Department of Hydrology and Meteorology (DHM)
Kathmandu University - Dhulikhel, Kavre
http://www.ku.edu.np/env/Brief_CV-Rijan.doc

betan plateau


The Big Melt
Glaciers in the high heart of Asia feed its greatest rivers, lifelines for two billion people. Now the ice and snow are diminishing.
By Brook Larmer
Photograph by Jonas Bendiksen

The gods must be furious.

It's the only explanation that makes sense to Jia Son, a Tibetan farmer surveying the catastrophe unfolding above his village in China's mountainous Yunnan Province. "We've upset the natural order," the devout, 52-year-old Buddhist says. "And now the gods are punishing us."

On a warm summer afternoon, Jia Son has hiked a mile and a half up the gorge that Ming­yong Glacier has carved into sacred Mount Kawagebo, looming 22,113 feet high in the clouds above. There's no sign of ice, just a river roiling with silt-laden melt. For more than a century, ever since its tongue lapped at the edge of Mingyong village, the glacier has retreated like a dying serpent recoiling into its lair. Its pace has accelerated over the past decade, to more than a football field every year—a distinctly unglacial rate for an ancient ice mass.

"This all used to be ice ten years ago," Jia Son says, as he scrambles across the scree and brush. He points out a yak trail etched into the slope some 200 feet above the valley bottom. "The glacier sometimes used to cover that trail, so we had to lead our animals over the ice to get to the upper meadows."

Around a bend in the river, the glacier's snout finally comes into view: It's a deathly shade of black, permeated with pulverized rock and dirt. The water from this ice, once so pure it served in rituals as a symbol of Buddha himself, is now too loaded with sediment for the villagers to drink. For nearly a mile the glacier's once smooth surface is ragged and cratered like the skin of a leper. There are glimpses of blue-green ice within the fissures, but the cracks themselves signal trouble. "The beast is sick and wasting away," Jia Son says. "If our sacred glacier cannot survive, how can we?"....

http://ngm.nationalgeographic.com/2010/04/tibetan-plateau/larmer-text/1

 

Scientific References:

The world glaciers observatory, coordinated by Patrick Wagnon:

http://www-lgge.ujf-grenoble.fr/ServiceObs/index.htm

for a similar study conducted in India:
Wagnon, P ., R. Kumar, Y. Arnaud, A. Linda, P. Sharma, C. Vincent, J. 
Pottakal, E. Berthier, A. Ramanathan, S.I; Hasnain & P. Chevallier, 
Four years of mass balance of Chhota Shigri glacier (Himachal Pradesh, 
India), a new benchmark glacier in western Himalaya, J. Glaciolology., 
2007

• for an article in LA RECHERCHE (juillet 2008):
Wagnon, Chevallier, Arnaud, la goutte d’eau perdue des glaciers himalayens

 

 

 

Science 2007:

GREA

 

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During 30 years of scientific and volunteer expeditions, the naturalists of the Arctic Ecology Research Group (GREA) have acquired a unique knowledge of the ecology of the Arctic regions. The results of their work has been published in the most prestigious scientific journals.
Since 1990, Olivier Gilg and Brigitte Sabard have organized and taken part in twenty of the GREA expeditions to Greenland, Svalbard, Siberia, the Canadian Arctic and Alaska (along with their son Vladimir since 2003). Adrian Aebischer et Nette Levermann have also participated in several of these GREA expeditions to Greenland.

 

Main scientific program: “In search of the Ivory Gull” edffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffrttt

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Global change will affect Arctic ecosystems faster and more heavily than anywhere else on Earth. To survive, species should shift their distribution ranges towards the North or to higher altitudes.
The pure white Ivory gull is definitely the most emblematic but also the most endangered Arctic seabird, facing serious risk of extinction due to climate change. It already breeds on the highest mountains and on the northernmost Arctic lands. Hence, it might not be able to relocate its colonies northward or at higher altitude. Furthermore, like the Polar Bear, it exclusively feeds in the pack-ice zone which could disappear completely in summer by 2070.
In 1980, the Ivory gull world population was estimated between 20-25000 pairs but several colonies are still uncharted in Greenland.
Current population trends from Canada are alarming: 85% of the birds have apparently disappeared for the last 20 years.
To improve our knowledge of this poorly studied species and ultimately draft a conservation plan with Canadian, Norwegian and Russian colleagues, we will visit the highest (Nunataks) and northernmost (Peary Land) areas in Greenland to:
• locate new colonies to improve our estimate of its world population size
• monitor known colonies to assess its population trends
• document its habitat use (versus pack ice conditions) using 12g satellite transmitters

 

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• run demographic models to assess its extinction risk through a ringing program (initiated in 2003)
• investigate site fidelity and dispersion rates to other colonies to assess its ability to relocate to new breeding places.

(collaboration with Dr Vidar BAKKEN and Hallward STROM , Norsk Polarinstitutt, Tromso, Dr David BOERTMANN, Greenland Environmental Research Institute, Dr Kaj KAMPP, Zoological Museum Copenhagen), Dr Grant GILCHRIST, Canadian Wildlife Service, Dr Maria GAVRILO, Russian Academy of Science et Dr Adrian AEBISHER, Museum d’Histoire Naturelle de Fribourg)

Additional scientific programs:

1. Lemming dynamics and predator prey interaction
During the course of the expedition, we will collect data (demography and diet analysis) on Snowy Owl, Arctic Fox, Long-tailed Skua, Stoat and their main prey Collared lemming. Developed on Trail Island since 1988 by the Karupelv Valley Project (Uni. Freiburg) and since 1998 by Ecopolaris (GREA & Uni. Helsinki), the long-term study of predator prey interaction is the main scientific program of the GREA in NE Greenland.
(with Dr Benoît SITTLER, University Freiburg/Brisgau & Prof. Ilkka HANSKI, University Helsinki)

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2. Census of Flora and Fauna in the Fjord region (70-75° Lat. N) since 1979
All relevant Bird and Mammals (and more recently vascular plants) observations have been recorded by the GREA expeditions since 1979, providing an extensive database to access possible status changes. Of special importance is the monitoring of seabirds, to complete and update the existing Greenland Seabird Database. (with Dr David BOERTMAN, DMU, Greenland)

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3. Lichen and Moss sampling
Specific lichen & moss samplings scheme will be launched in 2007 for the Botanical Museum Copenhagen and Museum Tromsø respectively. Of special interest will be the collections from the Watkins Bjerge (highest Arctic summits) and Bliss Bugt area (northernmost lands on Earth). These data will be used, among other aims, to assess the sensitivity of Arctic plants to global change (with Prof. E.S. HANSEN, Botanical Museum, Copenhagen and K. Westergaard, Museum Tromsø, NO)

4. Status and origin of the Greenland Whales relict population
Following the recent increase of records for this species in NE Greenland, we published a summary of all observations reported for the last century (Gilg & Born, 2005).
The NorthEast Water (“NEW”) Polynya is a place where we have seen the species daily in 2003. This year, we will try to collect small skin samples (biopsies) in order to discover to which population these NE Greenland Bowhead whales belong. Until recently, the species was considered extinct in the NE Atlantic Ocean (NE Greenland – Svalbard Stock) by many specialists. (with Prof. Oystein WIIG, Norsk Polarinstitutt, Norway).

5. Walrus studies
The Greenland-Svalbard population of the Atlantic walrus has become so small (less than 1000 individuals?) that it is inherently endangered. Following our previous work in 2003 and 2004 (e.g. we found 2 new haul out sites in Dove Bugt) we will continue (if any opportunity) to update the existing “ID photos” database (several controls have already been made in 2003 and 2004). (with Dr Eric BORN, Greenland Natural Research Institute, Nuuk et Copenhagen).

6. Mapping of Archaeological sites
The poorly known area of Bliss Bugt could well be the northernmost place where historical Eskimos have lived in the Past but no obvious evidence of permanent living could be found there in 2006 despite a specific search by Dr C. Andreasen (due to unusual summer snow cover). Independence and Thule sites will hence also be searched and possibly mapped beside our biological investigations (with Dr Claus Andreasen, Greenland National Museum and Archives, Nuuk)

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7. Botanic sampling
Continuation of our sampling of c. 20 species for DNA analysis devoted to study the historical dispersion of Arctic species, and infer their adaptability to future and rapid range shifts. (Program title: « Effects of climate change on ecosystems in the Arctic: past and future immigration of thermophilous key species »). (with Dr Inger ALSO, University of Tromsø, Norway)

 

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8. Eco-toxicology
Down feathers of several seabirds, and especially of Ivory Gulls, will be collected in as many different places as possible to complete our sampling from 2003-2005. The feathers will be analyses to access the contamination of the marine trophic levels in NE Greenland, and especially to understand the possible latitudinal gradient of this contamination. (with Dr Renaud SCHEIFFLER, University of Franche-Comté, France)

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